Revenant d’un voyage en Angleterre, je décide de faire un petit bilan de ces derniers jours. Le voyage en lui même n’avait pas grand chose d’extraordinaire. Non. Au contraire, on pourrait même dire qu’il était moins bien que d’habitude. Et cependant, certains éléments en font un voyage particulièrement intéressant.
Je passerai assez rapidement sur Imbolc. Je l’ai fêté au fond de moi même, en écoutant des chants païens, et en tentant plus qu’autre chose de me guérir du rhume que j’avais choppé. D’un côté, une fête du logis dans une maison étrangère… c’est pas le mieux.
Nous sommes allés visiter, entre autre, une galerie d’art à Manchester. Je me suis plu flâner, de salle en salle, d’ombre en ombre, scannant ce qui du passé contenait cette touche de magie. Plusieurs tableaux ont répondu, ainsi qu’une ancienne table qui avait du servir aux travaux pratiques d’un mage…
Mais c’est après avoir épuisé l’intérêt de chacune des pièces que j’ai enfin trouvé le trésor de la galerie. Il se trouvait, comme par « hasard » au fond de la dernière salle de la galerie, bien en évidence, sous la forme d’une statue. Peu s’en est fallu pour que je perçoive quelque chose de peu commun attaché à cette statue. L’Astral se confondant au réel, j’avais l’impression que la statue me suivait du regard. Ce dernier était empreint d’une grande tristesse. Il criait « Sortez moi d’ici ! » comme si une âme ou un esprit était emprisonné dans ce bloc de pierre. Et au même instant, je compris que la seule solution pour libérer cet ectoplasme était de briser la statue, ce que je ne pouvais pas me résoudre à faire. Alors que je repartais dans mes pensées , mon regard est tombé sur la pancarte descriptive. « Pandora ». C’était donc son nom… à cette magicienne. Sourire complice. Chant de présentation. Adieu…
La visite s’est terminée par une longue discussion, pleine de rêves et d’étoiles… J’en ai presque oublié la totalité. Je parlais sans cesse, calmement, mais que disais-je ? Je ne le sais plus…
Plusieurs de ces discussions ont eu lieu durant ce voyage. le genre de discussion qui figent l’instant pour mieux nous voir. Mieux nous comprendre.
Quelques lignes éparses sur ce que je suis peut être, d'une traite et non retravaillée, mais qui me laisse sujet au questionnement.
"Galkalah veut dire « Sorcier de Lumière ». J’ai choisi la neutralité. Non pas de celle qui, passivement, craint d’intervenir. Bien au contraire, j’ai décidé d’agir. J’ai décidé d’exister.
Je suis au seuil de l’ombre et de la lumière. Errant sans fin, espérant que ma marche me guide vers l’Eternel
J’ai milles visages et milles noms. Je suis le fils de Cernnunos, le Maitre de la Tour des Songes, le mage de l’aube.
Mais je suis aussi le semeur d’étoiles… je saupoudre au fond de vos yeux la poussière qui tissent les rêves…
Le vieux loup est calme par nature, et jamais il n’entre en colère. Aussi ne vous enorgueillissez pas et ne le tentez pas de le faire. Car si vous y arriviez, vous n’auriez pas le temps de regretter.
Mais de quelle saveur est en mon âme ? ..."
Et en écrivant ceci, je me suis rendu compte d'un fait.
Galkalah, Sorcier de Lumière. Quelque chose clochait. Quelque chose sonnait faux dans ce nom, comme s'il n'était plus d'actualité.
J'entends parler de portes closes au Royaume de Magia. Je pense plutôt qu'elles aussi, changent, se déforment. Le mana, l'eternel Atma est immuable? Il faut croire que non.
Serait-ce l'enclenchement de ces jours sombres que nous autres nous redoutons tous? Seul le temps y répondra...
Attendre... Les couronnes retrouveront leurs têtes, et je retrouverai un nom, nouveau et ancien, pour continuer mes errances.
Qu'il en soit ainsi, par la Volonté des Trois.
Ils murmurent...